Une ou deux semaines de colo bienveillante dans le Sud-Ouest, axée(s) sur l’autonomie et la coopération. Bouger, cuisiner, construire une cabane ou des arcs, créer une pièce de théâtre ou des bijoux, guetter le passage des animaux au coucher du soleil…
RDV CET ETE
- En petits groupes de 6 à 10, dans une ambiance familiale, sur 2 camps en simultané : bivouac à l’orée de la forêt de L’Abeille Verte pour les 7-11 ans* ou bivouac sur un camp de Ramouzens pour les 12-17 ans*
- Avec un taux d’encadrement important (1 animateur.ice qualifié.e pour 3 à 4 enfants)
- Hébergement en tipis / tentes quelque soit la formule, à Ramouzens (en voiture : 1 h d’Agen, Auch, Mont-de-Marsan, 1h30 de Bordeaux, Pau, Toulouse ; en train : gare TGV de Agen, puis navette sur demande)
- Repas sains, au maximum bios et locaux, avec des légumes produits sur place en partie
- Renseignements et inscription : téléchargez le dossier d’informations sur ce lien et manifestez-vous (en semaine) auprès de Loïca 06 73 76 33 80 ou sur contact@labeilleverte.org pour recevoir le dossier d’inscription numérique
- Réduction tarifaire fratrie. Possibilité de monter un dossier d’aide financière avec la CAF, la MDPH et la JPA.
*Les indications d’âge ne sont pas strictes, n’hésitez pas à en parler avec nous. Nos séjours accueillent toutes les diversités sous réserve de ne pas présenter de comportements violents ou à risque, discutons-en.


Projet EDUCATIF PEDAGOGIQUE ABEILLE VERTE Eté 2026 – essaim des bois 7-11
Projet EDUCATIF PEDAGOGIQUE ABEILLE VERTE Eté 2026 – abeilles ouvrières 12-17

OBJECTIF DE L’ESSAIM DES BOIS (7-11 ANS) :
CHOISIR ET REALISER, EN GROUPE, UN PROJET CREATIF INSPIRE DE LA NATURE
Cet objectif en apparence très simple cache en fait plusieurs ambitions. Chaque mot a en effet son importance :
- « Choisir et réaliser » un projet créatif, pérenne ou éphémère. Les enfants choisissent eux-mêmes leur projet, suffisamment ambitieux et original pour les faire rêver, les motiver… Et en même temps réalisable compte-tenu du temps imparti – 2 jours – (bien que le résultat importe peu, une cabane inachevée pourra être le support de la créativité des prochains séjours), des capacités des enfants et des moyens à leur disposition. Ils apprennent ainsi à transformer leurs rêves en objectifs concrets.
- « En petits groupes ». Les enfants coopèrent avec d’autres sur ce projet. Un petit groupe est constitué d’au moins 2 personnes, idéalement 3 ou 4. Les enfants vont ainsi apprendre l’art du compromis au moment de la définition du projet, ils vont devoir apprendre à s’adapter au rythme et à la manière de faire différente des autres, bref apprendre à coopérer.
- « Un projet créatif, artistique ou manuel ». L’enfant ne va pas se contenter de suivre des instructions. La posture de l’animateur·ice est essentielle, iel accompagne les enfants, sans faire à leur place. Iel doit les laisser errer, tâtonner. L’enfant va ainsi prendre confiance dans sa capacité à trouver son chemin. Les projets peuvent être très variés, par exemple : fabrications (en bois, argile, récup) de cabanes, sculptures, instruments de musique, four solaire, habitats (insectes, oiseaux, chauve-souris), land’art ; pistage, herbier, inventaire d’espèces ; installation de parcours au sol, dans l’eau, la boue ou les arbres ; créations de jeu de rôle grandeur nature, pièce de théâtre, spectacle…
- « Inspiré par la nature ». Le contact avec la nature étant au cœur de notre projet éducatif, il va fournir la base de ces projets créatifs. L’objectif est ici de donner aux enfants l’occasion de s’ouvrir au monde qui les entoure, d’en découvrir les ressources. Il s’agit aussi de faire sortir les enfants d’une attitude de consommateur.

OBJECTIF DES ABEILLES OUVRIERES (12-17 ANS) :
S’IMMERGER EN NATURE SAUVAGE ET APPRENDRE A FAIRE, ENSEMBLE, AVEC CE QUI NOUS ENTOURE
Cet objectif en apparence très simple cache en fait plusieurs ambitions. Chaque mot a en effet son importance :
- « S’immerger en nature » Le contact avec la nature est au cœur de notre projet éducatif. Explorer en se laissant porter par la nature. S’en inspirer pour créer. Apprendre à s’y débrouiller. Dépasser ses peurs. Et vraiment s’y connecter. L’objectif est ici de donner aux enfants l’occasion de s’ouvrir au monde qui les entoure, d’en découvrir les ressources, grâce aux connaissances naturalistes et compétences des animateur·ices. Au travers d’activités sans matériel : pistage, affût, pêche, identifications de traces / plumes, cuisine sauvage, sentier sensoriel, explorations du ciel, des patrimoines, des chemins environnants, lecture de paysage.
- « Apprendre à faire avec ce qui nous entoure ». Les jeunes participent à monter ou démonter une partie du camp (ex : fabriquer une canadienne / tarp). Iels découvrent des techniques pour vivre en nature (installer et nourrir le feu, y cuisiner – éventuellement une plante sauvage, nouer un hamac pour y dormir, bien se protéger pour dormir à la belle étoile). Iels fabriquent du matériel pour le camp, du mobilier, aménagent avec ce qu’iels trouvent. Ils créent avec le minimum (land’art, jeu de rôle, sculptures). Il s’agit de faire sortir les jeunes d’une attitude de consommateur : « être » et « faire » plutôt que « paraître » et « consommer ».
- « Ensemble ». Les séjours en bivouac offrent des temps d’échanges particulièrement riches. Au-delà des discussions, débats, philo, les jeunes coopèrent pour organiser, ensemble, la vie et le rythme du camp. Iels vont ainsi apprendre l’art de prendre des décisions, du compromis, de s’engager à prendre leurs responsabilités, devoir s’adapter au rythme, envies et à la manière de faire différente des autres.

Nos pédagogies actives reposent sur la notion d’alternance des phases et des rythmes. Cette alternance permet de prendre du recul, et une maturation des expériences. En permettant d’alterner des phases actives et des phases de relaxation, de jeu, de rêve, de contemplation, elle favorise la créativité qui a besoin que l’esprit s’évade. Pendant le séjour, nous alternons donc les temps où les enfants se consacrent à l’exploration et aux activités… Mais aussi ne rien faire, prendre son temps, bavarder avec les copains et copines, faire la sieste, dessiner, cueillir des mûres… Il y a la place pour tous les goûts.
Nous tâchons également de favoriser le temps libre, que nous appelons temps de JOIE (Jeux Organisés et Inités par les Enfants), c’est-à-dire de permettre aux enfants d’être acteur·ice de leurs temps. Ceci permet de favoriser leur créativité, de lâcher les contraintes et favoriser l’autonomie (les animateur·ices restant bien sûr garant du cadre et de la sécurité).
L’ENFANT ACTEUR DANS LA VIE DU GROUPE
La pédagogie active s’applique aussi à la vie quotidienne. Les enfants sont mis en situation d’exprimer leurs besoins et attentes, de faire des propositions et des choix, de prendre des décisions et d’en assumer les conséquences, tant que cela reste compatible avec leur sécurité affective et physique. En fonction de leur âge, iels apprennent ainsi à prendre ensemble la plupart des décisions qui concernent la vie du groupe : horaires des activités et de la vie quotidienne, menus, responsabilités des uns et des autres… L’association n’emploie pas de « personnel de service », les animateur.ices et les enfants se répartissent les tâches quotidiennes sous forme de bridages qui tournent chaque jour. Pour un séjour au plus proche de la vie sauvage : cuisine au feu de bois, vaisselle / douche / WC en nature (avec tentes cabines), nuit à la belle étoile…
- Les repas.
Les enfants participent à la préparation des repas, facteur de responsabilisation et de fierté. Il ne s’agit pas d’une « activité cuisine » ludique, mais bien d’une activité orientée vers une finalité essentielle : préparer un repas sain et savoureux pour le groupe en respectant la réglementation sanitaire et l’équilibre alimentaire, et en utilisant des ingrédients locaux et sains, notamment issus du jardin et verger bio. Il est important aussi de prendre en compte les préférences des enfants et les interdits ou régimes spéciaux liés à des raisons de santé ou autres (allergies régime sans porc, végétarien, sélectivité alimentaire, trouble des comportements alimentaires, néophobie…). Ces différences sont notées par les parents dans le dossier des enfants, et redemandées en début de séjour. L’équipe en tient compte en respectant les goûts de l’enfant, tout en profitant du séjour pour l’amener à manger des choses dont il n’a pas l’habitude.
Rythmes de la journée. Les enfants, comme les adultes, n’ont pas tous les mêmes rythmes, les mêmes besoins de sommeil, les mêmes phases d’énergie et de fatigue. L’enfant étant en vacances, il est important de respecter ces rythmes pour son bien-être :
- Réveil échelonné. Les enfants se réveillent à leur rythme autant que possible. Au lever, iels déjeunent puis jouent sans déranger les autres… Si un enfant dort très tard, on finira par le réveiller en douceur vers 9h / 9h30 pour lui permettre de prendre quand même un bon petit-déjeuner avant le démarrage des activités… Comme toujours, il s’agit de trouver un compromis harmonieux entre différences individuelles et intégration à la vie d’un groupe.
- Coucher échelonné. Les veillées sont un moment important, elles sont consacrées à des feux de camp, chants, théâtre, activités créatives, affût… La veillée se termine par un moment calme : histoire ou chanson douce, séance de relaxation… Les enfants se dirigent ensuite vers les tentes, où les attend un.e animateur.ice qui veille à leur bon endormissement.
- Dans la journée, des temps de relaxation peuvent être prévus en fonction des besoins des enfants.
Gestion de la vie collective. Les enfants participent à la définition des règles de vie au début et en cours de séjour. Nous leur apprenons à reformuler les interdits en recommandations, plus positives. Beaucoup d’enfants, influencés par les habitudes de l’école, de la société, expriment des règles en termes de « ne pas ». Nous les invitons à reformuler ces règles en positif : « ne pas déranger » devient « respecter », « ne pas manger tous les gâteaux » devient « laisser des gâteaux aux copains »… Les règles prennent ainsi du sens, deviennent plus agréables à respecter ! Les enfants participent aussi à la définition des sanctions.
Gestion de la sécurité. Les enfants aiment transgresser, repousser les interdits, les limites. Plutôt que d’interdire une activité au nom de « c’est dangereux, parce que… », au risque de voir tels enfants essayer de le faire dès que les adultes ont le dos tourné, mieux vaut les faire réfléchir par eux-mêmes. « Vous voulez organiser un cache-cache dans le noir, une bataille à coups d’oreillers ou dans la boue, construire un abri dans un arbre, les escalader… Comment allez-vous vous y prendre pour que tout le monde soit en sécurité morale et physique ? ». Les animateur·ices organisent la discussion et valident les règles proposées, que les enfants sont ensuite chargées de respecter et faire respecter, en définissant eux-mêmes les sanctions. Pour réaliser leurs projets, les enfants ont accès et manipulent différents outils de bricolage et de cuisine. Iels passent un permis outil en amont. L’animateur·ice donne le cadre avant de commencer l’utilisation, explique, montre, répète, puis guide, accompagne individuellement, avec une attitude bienveillante. Iel montre à l’enfant comment utiliser le matériel puis le/la laisse manipuler seul·e, l’accompagne si besoin. Iel laisse l’enfant expérimenter, se tromper, et recommencer. Iel laisse également les enfants s’entre-aider avant d’intervenir et expliquer eux-mêmes aux autres. Peu importe l’âge, les plus expérimentés expliquent aux débutants, il n’y a pas que l’adulte qui « anime ».
Temps de régulation. Les enfants sont invités à participer, tous les jours, à un « Pow-wow », séance d’expression et discussion en groupe. Cette séance permet à chacun d’exprimer son état émotionnel, ce qu’il a aimé et moins aimé, ses attentes et suggestions. L’équipe a développé des outils originaux pour apprendre aux enfants à exprimer leurs émotions sur un mode adapté : la « météo » (les enfants font des signes mimant le soleil, la pluie pour indiquer leurs états d’âme), le « chat-émotion » (images de chats indiquant diverses émotions), le « mimotion » (les enfants miment par des leur état émotionnel). Des mini-pow-wow peuvent aussi être organisés à l’initiative des animateur.ices ou des enfants en cas de besoin, pour résoudre un problème particulier ou un conflit entre deux enfants ou dans un petit groupe d’enfants. Les enfants apprennent ainsi à régler un conflit en passant par les étapes suivantes :
- Apprendre à décrire les faits, ce qui s‘est passé ;
- Parler en « Je » et non en « Tu » : prendre la responsabilité de ses actes, parler de son ressenti ;
- Chercher un compromis, une solution pour « réparer » le tort éventuellement causé à l’autre.
-
Lien à la famille. Les familles peuvent appeler L’Abeille Verte (un numéro de portable sera communiqué à l’accueil) pour échanger avec leurs enfants en fin de journée le troisième (mardi) et cinquième (jeudi) jour. Nous recommandons aux jeunes de venir sans appareils numériques, s’iels en ont tout de même, nous les récupérons à leur arrivée et leur redonnons au moment du départ. En fin de séjour, sur la base de nos observations et complété d’un bilan individuel réalisé avec leur enfant (nous permettant d’ancrer des souvenirs, de faire émerger les fiertés et les réussites personnelles, de connaître les difficultés surmontées ou non…), nous réalisons une restitution de la semaine aux parents qui le souhaitent (santé, activité dans lesquelles l’enfant s’est investi, relations aux autres et aux adultes, etc). L’enfant concerné peut y assister.


Les enfants participent à la préparation des repas, facteur de responsabilisation et de fierté. Il ne s’agit pas d’une « activité cuisine » ludique, mais bien d’une activité orientée vers une finalité essentielle : préparer un repas sain et savoureux pour le groupe en respectant la réglementation sanitaire et l’équilibre alimentaire, et en utilisant des ingrédients locaux et sains, notamment issus du jardin et verger bio. Il est important aussi de prendre en compte les préférences des enfants et les interdits ou régimes spéciaux liés à des raisons de santé ou autres (allergies régime sans porc, végétarien, sélectivité alimentaire, trouble des comportements alimentaires, néophobie…). Ces différences sont notées par les parents dans le dossier des enfants, et redemandées en début de séjour. L’équipe en tient compte en respectant les goûts de l’enfant, tout en profitant du séjour pour l’amener à manger des choses dont il n’a pas l’habitude.
Rythmes de la journée. Les enfants, comme les adultes, n’ont pas tous les mêmes rythmes, les mêmes besoins de sommeil, les mêmes phases d’énergie et de fatigue. L’enfant étant en vacances, il est important de respecter ces rythmes pour son bien-être :
Gestion de la vie collective. Les enfants participent à la définition des règles de vie au début et en cours de séjour. Nous leur apprenons à reformuler les interdits en recommandations, plus positives. Beaucoup d’enfants, influencés par les habitudes de l’école, de la société, expriment des règles en termes de « ne pas ». Nous les invitons à reformuler ces règles en positif : « ne pas déranger » devient « respecter », « ne pas manger tous les gâteaux » devient « laisser des gâteaux aux copains »… Les règles prennent ainsi du sens, deviennent plus agréables à respecter ! Les enfants participent aussi à la définition des sanctions.
Gestion de la sécurité. Les enfants aiment transgresser, repousser les interdits, les limites. Plutôt que d’interdire une activité au nom de « c’est dangereux, parce que… », au risque de voir tels enfants essayer de le faire dès que les adultes ont le dos tourné, mieux vaut les faire réfléchir par eux-mêmes. « Vous voulez organiser un cache-cache dans le noir, une bataille à coups d’oreillers ou dans la boue, construire un abri dans un arbre, les escalader… Comment allez-vous vous y prendre pour que tout le monde soit en sécurité morale et physique ? ». Les animateur·ices organisent la discussion et valident les règles proposées, que les enfants sont ensuite chargées de respecter et faire respecter, en définissant eux-mêmes les sanctions. Pour réaliser leurs projets, les enfants ont accès et manipulent différents outils de bricolage et de cuisine. Iels passent un permis outil en amont. L’animateur·ice donne le cadre avant de commencer l’utilisation, explique, montre, répète, puis guide, accompagne individuellement, avec une attitude bienveillante. Iel montre à l’enfant comment utiliser le matériel puis le/la laisse manipuler seul·e, l’accompagne si besoin. Iel laisse l’enfant expérimenter, se tromper, et recommencer. Iel laisse également les enfants s’entre-aider avant d’intervenir et expliquer eux-mêmes aux autres. Peu importe l’âge, les plus expérimentés expliquent aux débutants, il n’y a pas que l’adulte qui « anime ».
Temps de régulation. Les enfants sont invités à participer, tous les jours, à un « Pow-wow », séance d’expression et discussion en groupe. Cette séance permet à chacun d’exprimer son état émotionnel, ce qu’il a aimé et moins aimé, ses attentes et suggestions. L’équipe a développé des outils originaux pour apprendre aux enfants à exprimer leurs émotions sur un mode adapté : la « météo » (les enfants font des signes mimant le soleil, la pluie pour indiquer leurs états d’âme), le « chat-émotion » (images de chats indiquant diverses émotions), le « mimotion » (les enfants miment par des leur état émotionnel). Des mini-pow-wow peuvent aussi être organisés à l’initiative des animateur.ices ou des enfants en cas de besoin, pour résoudre un problème particulier ou un conflit entre deux enfants ou dans un petit groupe d’enfants. Les enfants apprennent ainsi à régler un conflit en passant par les étapes suivantes :